Un pédalier simracing Load Cell ça ne sert à rien ?

En simracing, l’adage veut qu’un pédalier équipé d’un frein à capteur Load Cell nous offrira une plus grande précision, plus de réalisme, plus de régularité et au final, de meilleurs résultats en course. C’est une affirmation qui est devenue acquise pour à peu près tout le monde et qui n’est jamais remise en question ni par les marques ni par les reviewers, moi y compris. Mais est-ce que c’est vrai ? Est-ce qu’un pédalier à capteurs magnétiques ne pourrait pas, avec quelques modifications, faire tout aussi bien le boulot ? Cette semaine, j’ai décidé de tester différents réglages sur un pédalier « magnétique » pour comprendre concrètement si l’argument « Capteur Load Cell » est pertinent ou si on peut tout à fait faire aussi bien sans.

Disclaimer :

Les résultats obtenus lors de mes essais sont valables pour moi mais ça ne veut pas dire qu’on peut en tirer une généralité qui s’applique à tous les pilotes virtuels.

J’ai fait tout mon possible pour tirer des données aussi claires et décorrélées de tout affect personnel que possible toutefois j’ai tout à fait conscience qu’un joueur habitué depuis des années à rouler sur un capteur magnétique pourrait obtenir des résultats très différents.

Prenez donc cette expérience pour ce qu’elle est : un exercice de curiosité mis en pratique par un joueur exigeant, habitué aux pédalier Load Cell et hydrauliques, qui cherche à comprendre comment rendre un pédalier simracing magnétique aussi performant.

Pourquoi le frein à capteur Load Cell s’est imposé comme une évidence ?

Demandez à n’importe quel simracer qui a vécu la transition des pédaliers simracing à capteurs magnétiques vers un modèle à frein Load Cell, vous aurez 99% du temps la même réponse : le Load Cell leur apporte plus de précision, plus de réalisme, une plus grande régularité et au final de meilleurs résultats en course. Autrefois réservé aux pédaliers milieu et haut de gamme, on retrouve désormais des freins à Load Cell même sur des pédaliers à 200€. Une démocratisation qui file à vitesse grand V depuis 2021 pour le bonheur des pilotes virtuels. Pourtant je me pose une question : est-ce que c’est vraiment le capteur Load Cell qui nous rend plus efficaces ? Car dans les faits, ces modèles ne changement pas uniquement le mode de captation de la force de freinage, ils sont aussi équipés de ressorts/gommes/cylindres hydrauliques bien plus avancés que ce qu’on peut retrouver sur les pédaliers magnétiques.

La comparaison est donc biaisée ! Comment on pourrait être certain que c’est bien le capteur Load Cell qui nous rend plus efficace alors que la construction du pédalier et la gestion du mouvement de sa pédale sont très différentes ?

Mis sur des pédaliers d’entrée de gamme « pas chers », les capteurs magnétiques sont vus comme des solutions « pour débutants ». Souvent, les logiciels de gestion de ces pédaliers ne proposent pas de courbe d’input personnalisable et ont donc peu de flexibilité sur la progressivité du freinage. Leurs matériaux souvent moins solides car ces pédaliers sont prévus pour supporter jusqu’à une trentaine de kilos de force dans le meilleur des cas.

On les retrouve souvent sur les pédaliers avec un angle des pédales par rapport au sol assez prononcé pour respecter la position des gens qui roulent avec leur pédalier posé sous un bureau par exemple. Et qui ne peuvent donc pas mettre beaucoup de force dans leur frein sous peine de se ruiner la cheville.

Ces modèles proposent des réglages qui vont d’une fermeté de frein équivalente à une voiture de série (30-40Kg) à des fermetés de freins de F1/Protos voir plus (on retrouve des capteurs capables d’encaisser jusque 200Kg théoriques).

Mais ça change quoi ? Et bien ça change notre façon de freiner ! Dans une vraie bagnole (à moins de rouler dans une caisse électrique complètement aseptisée avec un frein géré électroniquement) un pilote se sert de sa mémoire musculaire pour être capable de répliquer tour après tour des freinages optimaux. La mémoire musculaire est bien supérieure à la mémoire angulaire du corps humain, c’est largement documenté depuis des dizaines d’années, on ne va pas débattre sur ce sujet aujourd’hui.

Et cette mémoire musculaire ne devient efficace (dans le cadre d’un frein) que si on doit effectivement appliquer des forces qui vont au delà des 20-25Kg. En dessous, c’est notre cheville qui travaille et notre corps gère l’angle de notre pied grâce à sa mémoire de position. Si on veut être efficace en piste, il faut éliminer cet aspect et faire travailler les muscles de la jambe pour que la mémoire musculaire entre en compte et nous rende plus précis, capable de répliquer les mêmes forces sans réfléchir et donc être plus régulier dans nos chronos.

Pourquoi un Load Cell, c’est « logique » pour le simracing

D’un point de vue « simulation », avoir un capteur de poids (Load Cell) ou de pression (hydraulique) appliquée à la pédale de frein est tout à fait logique. Dans une vraie bagnole (encore une fois, hors modèles gérés par l’électronique), quand on freine, on met sous pression le liquide de frein qui va actionner les étriers qui vont aller plaquer les plaquettes contre les disques. Et plus on va appliquer de pression, plus les plaquettes vont se serrer contre les disques, plus ça freine.

Quand on a plaqué les plaquettes sur les disques et que le liquide de frein est comprimé dans son circuit, on arrive à un point dur. La pédale ne bouge plus, mais on peut continuer de faire monter la pression en appuyant plus fort pour freiner plus. Pour prendre un exemple concret, je suis moi même possesseur d’une Jeep M201 à freins à tambours (vous savez, les freins qui veulent vous tuer…). Et bien sa pédale de frein a un débattement d’à peu près 4cm (1 à 1.5cm de battement mécanique et environ 3cm de mise en pression avec une dureté qui s’accentue très rapidement) avant d’arriver au point dur, et je peux vous assurer que pour faire un freinage d’urgence avec cette bagnole, il faut VRAIMENT mettre une grosse pression, pourtant, la pédale ne bouge plus d’un millimètre. Alors évidemment, la plupart des bagnoles « récentes » sont équipées d’aides via un amplificateur qui démultiplie la force que vous mettez sur la pédale pour éviter, comme moi, de frôler la mort à chaque freinage, bon et puis elles ont des freins à disques… c’est mieux… Mais dans l’idée, ça marche de la même manière : un jeu mécanique, une phase de mise en pression et un point dur.

Avec un capteur magnétique, si j’arrive à un point dur, alors je n’aurais plus aucune captation supplémentaires si je décide d’ajouter de la force sur la pédale. C’est là la première différence majeure entre les deux systèmes. Mais vais-je quand même pouvoir m’en rapprocher ? C’est l’un de mes objectifs dans cette expérience.

Un Load Cell n’est cependant pas un gage de qualité

Mais avoir un Load Cell ce n’est pas miraculeux non plus. Certains pédaliers Load Cell (et hydrauliques) ne sont tout simplement pas à la hauteur. Pourquoi ? Leurs gommes (souvent quand elles sont superposées) vont avoir tendance à se relâcher au freinage et créer un « dégressif » automatique. On a déjà vu sur le site et la chaîne YouTube des pédaliers à 500 balles être complètement à côté de la plaque niveau précision… Mais les clients sont contents… Va comprendre pourquoi… Enfin, j’ai bien ma théorie sur la question mais c’est un autre sujet. Pire ! On a déjà vu récemment un pédalier à capteur de pression hydraulique qui, même équipé de ressorts et non pas de gommes, n’était pas capable de tenir la pression de frein. Un scandale, non ?

Ma prédiction avant de commencer (10/04/2026)

Je pense qu’avec des gommes/ressorts plus durs sur un frein à capteur magnétique, je vais gagner en feeling et que je pourrais faire travailler ma mémoire musculaire de la même manière que sur un capteur Load Cell. Par contre, je pense aussi que si le pédalier ne permet pas de régler la courbe d’input de mon frein, alors ma précision ne sera pas aussi bonne. Car avec des gommes/ressorts plus durs, le mouvement du frein se fait plus naturel, il monte en dureté au fil du mouvement. Plus j’appuie, plus je dois appliquer de force sur la pédale pour freiner. Le mouvement est donc progressif.

Avec un Load Cell, pas de souci, mon mouvement est progressif et comme la captation prend en compte la force appliquée sur la pédale, elle va monter avec une cohérence totale. Avec un capteur magnétique la captation est linéaire, si ma pédale à un débattement de 10cm (je prends ce chiffre pour schématiser) et que je la presse de 5cm, alors j’obtiens 50% de frein en jeu. Pressée de 7 cm j’aurais 70% de frein, etc. Donc, si je n’ai pas accès à une courbe d’input réglable, je m’attends à un résultat décevant.

Autre point capital : Un frein Load Cell est capable (sur la plupart des pédaliers, même s’il y a quelques exceptions) de capter la force même si vous êtes arrivé au bout du mouvement. C’est à dire que si j’arrive au bout du mouvement « physique » et que la pédale ne bouge plus, je peux quand même ajouter de la force qui sera captée et envoyée en jeu. C’est un point clef pour le réalisme surtout pour les freins de F1 et Hypercars. Avec un capteur magnétique ça sera impossible étant donné que si la pédale ne bouge pas, il ne capte rien. Par contre je pense qu’on pourra s’en rapprocher avec un mélange de ressort/gomme Moyen + Dur associé à une courbe d’input exponentielle.

Comment je vais tester la différence Magnétique vs Load Cell ?

Mon choix de pédalier pour ce test

Pour commencer ces tests, je décide d’utiliser le pédalier Simagic P700. La raison est simple, son frein est équipé de deux capteurs : un Load Cell et un capteur magnétique, tous les deux indépendants. Il est aussi livré avec pas mal de gommes et ressorts pour jongler avec la dureté du frein. Enfin, son logiciel permet de gérer les courbes d’input, ce qui me semble impératif pour l’exercice auquel on se prête ensemble.

A venir prochainement sur le site et la chaîne YouTube : Notre test complet du Simagic P700.

Comment je vais procéder pendant ce test ?

Le protocole que je vais suivre dans ce test :

J’ai choisi 2 1 combo simu/bagnole/circuit radicalement différents. Lors de chacune des 6 phases de test, je vais rouler chaque combo sur 20 tours. Aucun setup sur le véhicule n’est autorisé et les consommables (usure des gommes et essence) sont désactivés.

Combo 1
Jeux : Assetto Corsa
Véhicule : Ferrari F2004
Circuit : Bridgehampton

Combo 2
Jeux : rFactor 2
Véhicule : Mazda MX5 SpecMiata 2
Circuit : Knockhill

EDIT : Les deux combos donnaient les mêmes résultats en termes d’écarts types entre les différentes phases, j’ai donc décidé de me concentrer sur le combo 1 en refaisant chaque phase 2 fois, ce qui s’est avéré plus instructif.

Après chaque phase de roulage, je renseigne :

  • Le meilleur chrono,
  • La moyenne des chronos avec les écarts moyens pour constater si j’ai pu être régulier ou pas,
  • La moyenne de régularité sur les 5 premiers tours (hors tours de sortie des stands évidemment) pour voir si j’ai naturellement été efficace rapidement ou si j’ai dû m’adapter pour le devenir. Car au delà de quelques tours voir même de quelques virages, n’importe quel pilote (virtuel ou pas) va naturellement s’adapter à son matériel et aux feelings qu’il obtient, ce qui peut fausser le résultat final.

Les six phases de test :

  • Phase Zéro – Je teste les combos avec mon pédalier personnel habituel pour définir des temps de référence.
  • Phase 1 – Je roule avec une configuration typique des freins à capteurs magnétiques : un ressort tendre et un mouvement long.
  • Phase 2 – Je durcis le mouvement pour le rapprocher d’un réglage de pédalier Load Cell « entrée de gamme ».
  • Phase 3 – Je tente de créer un réglage aussi proche que possible de celui qu’on retrouverait dans une F1/LMP, un frein dur avec un débattement réduit et une fin de mouvement aussi proche du « béton » que possible.
  • Phase 4 – Je conserve le réglage de la phase 3 mais je passe sur le capteur Load Cell au lieu du magnétique.
  • Phase 5 – Cette fois, je repasse sur le capteur magnétique mais je souhaite retrouver un feeling « au plus proche » de mon pédalier quotidien. Pour ça, je bride le mouvement en remplaçant deux des gommes 75 shore A par des entretoises en plastique. Puis je prépare une courbe d’input spéciale (agressivement exponentielle).

Sans plus attendre, passons aux tests !

Réglages utilisés à chaque phase

Phase Zéro – Temps de référence avec mon matos perso

Avant de démarrer les essais sur capteur magnétique, il me semble pertinent de préparer des temps de référence.

Pour ce faire, j’ai utilisé durant 20 tours sur chaque combo, mon pédalier habituel (Asetek Invicta Thorp 2), équipé d’un capteur de pression hydraulique.

La différence entre un pédalier dit « Load Cell » et un dit « hydraulique » se joue avant tout sur le feeling du mouvement grâce au cylindre hydraulique et pas vraiment sur la qualité de la captation. Sur ce pédalier, la précision et la fluidité sont absolument exemplaires. C’est pas pour rien que je l’utilise au quotidien me direz-vous…

CapteurHydraulique
MouvementGomme rouge (dure) + Cylindre hydraulique
Débattement de la pédale2.5cm
Poids sur la plaquette pour arriver à 100% d’input72Kg (ma calibration « quotidienne »)
Courbe d’inputLinéaire

Résultats des essais sur le combo F2004/Bridgehampton et feelings en piste

F2004 – BridgehamptonTop ChronoChrono moyen (20 tours)Ecart moyen (20 tours)Chrono moyen (5 premiers tours)Ecart moyen (5 premiers tours)
Phase 0 (mon pédalier)1.03.14501.03.59530.2796 sec1.03.82560.2551 sec
Phase 1 (magnétique tendre)1.05.4491.06.50810.6372 sec1.06.65800.625 sec
Phase 2 (magnétique moyen)1.03.9711.04.77100.4078 sec1.04.83640.3403 sec
Phase 3 (magnétique ferme)1.04.6421.05.52020,4131 sec1.05.74180.4265 sec
Phase 4 (Load Cell ferme)1.03.5581.04.29210.3719 sec1.04.27800.5065 sec
Phase 5 (magnétique court et ferme)1.03.5371.04.07010.3669 sec1.04.04660.2081 sec
J’ai fait 2 fois chaque phase, les chronos affichés sont ceux du second essaie (plus d’infos ci-dessous).

Je recommence tout…

Il y a un souci que j’avais pressenti et qui s’est avéré catastrophique pour mes essais : A force de rouler sur le même combo pendant des dizaines de tours, j’ai amélioré ma compréhension de la bagnole… Du coup fatalement, mes chronos s’améliorent aussi grâce à ça. J’ai donc réinstallé mon pédalier perso pour voir ce que ça donne et j’ai amélioré mon chrono de 1.8 secondes… BON… alors j’ai refait TOUTES les phases une seconde fois. Entre mon premier et second passage, les chronos ont beaucoup bougé mais les écarts types, eux, sont restés très similaires à quelques centièmes près.

Bilan sur les six phases de test

Phase zéro : Je me suis tout de suite senti à l’aise. Il n’y a eu ni crash, ni gros blocage de roue, j’ai pu être régulier en piste et améliorer régulièrement mes chronos. Étant donné que mon pédalier a un réglage court et dur au feeling et réglages quasi identiques aux suggestions faites par Gustavo Menezes lors de notre rencontre (ex pilote WEC Peugeot 9X8), l’essentiel du travail se fait grâce à ma mémoire musculaire et je sais instinctivement et précisément quelle force je peux/dois appliquer sur mon frein à chaque freinage. Les freinages dégressifs sont hyper précis, naturels, sains. Bref, je suis à l’aise dessus, c’est normal, c’est mon pédalier…

Phase 1 : Pfff, quel ennuie. Je dois bien le dire, j’ai un mal de chien à ressentir quoi que ce soit avec un réglage aussi tendre. C’est flou, il n’y a aucune connexion physique entre moi et la bagnole, je n’ai aucun travail du muscle (et donc de la mémoire musculaire), et uniquement un travail de la cheville. Les chronos sont mauvais et irréguliers. Malgré mes 2 essais sur chaque phase, celle-ci est la plus frustrante. Par curiosité, j’ai aussi tenté un run en utilisant le capteur Load Cell mais les résultats étaient tout aussi mauvais voire pires, la précision n’était pas au rendez vous.

Phase 2 : Ah ! C’est mieux. Avec 40Kg de force sur la pédale pour une activation à 100%, les muscles commencent à travailler et les chronos sont bien plus pertinents. Le précision du capteur magnétique ne gène en rien les performances à ce stade.

Phase 3 : Surprise ! Je pensais qu’en ajoutant encore en fermeté au mouvement (70Kg) et en peaufinant ma courbe d’input, j’arriverai à un résultat acceptable mais pas dingue. Je me demande si avec les mêmes réglages physique mais un capteur Load Cell, le résultat sera identique. En l’état , j’ai l’impression que ma courbe d’input (pourtant travaillée) ne correspond pas à ce que j’envoie vraiment avec ma jambe. Je suis perplexe.

Phase 4 : Une fois passé sur le capteur Load Cell, malgré le fait que je n’ai strictement rien changé aux réglages physiques du pédalier, je me sens plus en confiance et ça se sent directement sur les chronos. Après quelques recherches et tests, je m’aperçois que les informations présentées par le logiciel SimPro Manager (là où je règle mes courbes) ne sont pas claires et pas vraiment utilisables ni précises. Piégé par le matos, je décide, au grand désespoir de Flo, de continuer les tests en ajoutant une phase surprise !

Phase 5 : Peu satisfait par la différence de perfs entre les phases 3 et 4, je poursuis. Cette fois j’ai un réglage physique dur et court et une courbe d’input violemment exponentielle et uniquement basée sur ma mémoire musculaire plutôt que les données de SimPro Manager. Et bin ça marche pas mal du tout ! Les chronos tombent très vite, je suis à l’aise et régulier. Avec un peu d’entrainement supplémentaire et peut être des gommes encore un chouilla plus fermes, je pense qu’il serait tout à fait possible de faire les mêmes chronos qu’avec mon pédalier personnel. Victoire !

Alors, le Load Cell est-il un simple argument marketing ?

Non, mais on peut tirer bien plus d’un pédalier magnétique que ce que les marques nous laissent faire. Alors, OK, un frein avec un vrai point dur est impossible à créer. Pour être efficace, il faut obligatoirement pouvoir modifier les courbes d’input, d’avoir envie de le faire et de savoir quoi faire avec.

Sur un Load Cell, la gestion de la courbe, c’est un vrai plus pour la customisation de son frein mais ce n’est pas obligatoire. La réponse du frein est naturellement progressive. Ce qui n’est pas le cas sur un capteur magnétique. Le Load Cell permet d’aller plus loin dans les réglages tout en étant plus simple pour l’utilisateur à régler et à comprendre. Mais concrètement, on peut tirer de très bonnes choses d’un capteur magnétique.

L’un dans l’autre, c’est une bonne nouvelle pour les possesseurs de pédaliers magnétiques ! Car, même si les marques ne proposent que trop peu de ressorts/gommes pour faire des réglages intéressants sur leurs pédaliers magnétiques, il n’est pas compliqué d’en trouver dans le commerce pour booster vos feelings et performances AVANT de devoir changer de pédalier à grands frais.

Réflexion : le problème des pédaliers magnétiques

Ca m’amène d’ailleurs à une pensée sur la communication et le matériel proposé aux nouveaux joueurs.

Quand on débute, on ne sait pas quel type de feeling de frein on va apprécier, et on évolue dans le flou sans vraiment pouvoir faire varier son expérience sur ce qui est pourtant le point central de la performance : le frein.

Au final le joueur s’habitue à son pédalier tendre et peut avoir peur de passer sur un modèle radicalement différent. Je ne compte plus les messages qu’on a reçu pour nous demander « quel pédalier choisir », et quand je demande aux intéressés quel type de frein ils cherchent, ils ne savent pas ! Et c’est normal… Quand on achète son premier bundle, on se retrouve avec un pédalier sans vrais réglages disponibles. Du coup, ces joueurs n’ont jamais pu varier les plaisirs, n’on jamais (en tous cas dans 99% des cas qu’on a rencontré) touché aux courbes de réponse, ils ne savent pas à quoi ça sert, et ne savent pas ce qu’ils auraient à gagner à les utiliser.

SI les marques proposaient des pédaliers magnétiques avec des réglages plus étendus, alors les joueurs pourraient s’amuser, découvrir des réglages, et avoir une meilleure compréhension de ce qu’ils aiment et attendent de leur frein. Ca retarderait surement leur achat d’un nouveau pédalier, certes, mais ça donnerai au pilote une bien plus grande clarté sur les feelings de frein qu’il aime ou pas, et ça faciliterai leur choix quand ils décident de mettre plusieurs centaines d’euros sur la table pour enfin passer sur un « gros » modèle.

A bon entendeur.


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