C’est le test que beaucoup d’entre vous attendaient : après 6 mois et 140 heures de roulage sur les nouvelles bases direct drive Simucube 3 Sport et Simucube 3 Pro, on peut enfin vous dire ce qu’elles ont vraiment dans le ventre. Un Link Hub obligatoire, pilotage repensé de fond en comble, moteurs calibrés un par un au laser… beaucoup de promesses de la part de Simucube, mais les promesses dans le simracing ce n’est pas forcément gage de qualité ! Mais bon, je vais vous le dire tout de suite : on n’a pas eu à chercher longtemps pour être convaincus par ces deux bases. Reste à savoir si la Simucube 3 Sport et la Simucube 3 Pro jouent vraiment dans la même cour, ou si l’une des deux mérite vraiment plus d’attention que l’autre. Je vous dit tout, sans filtre, dans ce test complet !
Le code SAMETFLO vous donne 5% de réduction dans leur boutique, mais malheureusement pas encore sur les bases Simucube.
Caractéristiques techniques

| SC3 Sport | SC3 Pro | |
|---|---|---|
| Compatibilité | PC. | PC. |
| Moteur | Direct Drive – SPM | Direct Drive – SPM |
| Alimentation | 280W | 360W – Pic à 450W |
| Couple | Constant : Non communiqué, capable de maintenir 15Nm sur de longues périodes. Pic : 15Nm Slew Rate (montée de couple) : Non communiqué | Constant : Non communiqué, capable de maintenir 15Nm sur de longues périodes. Pic : 25Nm Slew Rate (montée de couple) : Non communiqué |
| Encodeur | 23bits (soit 8.388.608 positions par tour) | 23bits (soit 8.388.608 positions par tour) |
| Effets basés sur la télémétrie des jeux | Oui via Shared Memory | Oui via Shared Memory |
| Amplitude de braquage | 20° à 2160° réglable via le logiciel Simucube Tuner 3. | 20° à 2160° réglable via le logiciel Simucube Tuner 3. |
| Connectiques | Connectique Link Hub, Connectique Control Box, Alimentation. | Connectique Link Hub, Connectique Control Box, Alimentation. |
| Mode de fixation de la roue | Quick Release Simucube Lightbridge | Quick Release Simucube Lightbridge |
| Écran | Non | Non |
| Dimensions | 135x135x278mm | 135x135x303mm |
| Prix | Sans Link Hub : 1249.90€ Avec Link Hub : 1344,90€ | Sans Link Hub : 1489.90€ Avec Link Hub : 1584,90€ |
Déballage, design et premières impressions
Une boîte qui s’ouvre comme un écrin et qui laisse découvrir du matériel à la finition superbe. Qu’est-ce qu’on pourrait vous dire de plus ? La première impression en découvrant la base est très bonne. Le corps est intégralement en aluminium, y compris les faces avant et arrière. Tous les ajustements sont impeccables. Le design est plus « chiadé » que sur les anciennes bases SC2 mais reste sobre et élégant. Rien ne vient gâcher la découverte sur ces premiers instants.
Dans la boîte :
- Base Simucube 3,
- Bloc d’alimentation et cordon de raccordement,
- Control Box,
- Câble RJ45,
- Visserie et écrous pour la pose sur châssis (frontal ou par en dessous).
Le boîtier LinkHub indispensable pour utiliser la base n’est pas fourni « de série », pensez à l’ajouter à votre commande !
Façade avant et arbre de direction

Sur la face avant en aluminium, on retrouve l’arbre de direction et son Quick Release en aluminium. Quatre pas de vis M8 permettront de poser la base sur un support frontal.
L’arbre de direction tourne librement sans aucun à-coups. La fluidité est totale, mais on n’en attendait de toute façon pas moins ! On sent quand même que l’arbre en lui même est plus léger que sur certaines bases concurrentes. Le mouvement (base éteinte) est plus léger que sur une Asetek Invicta par exemple.
Je vous invite à être vigilent sur le serrage des 3 vis à qui fixent le QR côté base sur l’arbre de direction. Dans notre cas, à la réception, les vis de la base Sport étaient trop peu serrées ce qui causait des claquements quand on tournait le volant.

Au fil du temps, on a aussi dû resserrer ces vis à deux reprises sur les deux bases. Mon conseil serait d’y mettre un peu de frein filet (medium bleu) pour s’assurer que ça ne bouge plus mais que le QR reste démontable en cas de besoin.
Mais en serrant ces vis, attention à ne pas serrer trop fort ou a glisser avec votre clé, vous risquez d’abimer l’emprunte… Ca m’est arrivé sur l’une d’entre elle et c’est rageant d’abimer une base de cette qualité dès les premières heures de roulage !
A l’arrière de la base

Retournons la bestiole ! A l’arrière, aucun bouton et peu de connectiques. On y retrouve seulement la prise d’alimentation, la prise du boîtier Simucube Link Hub qui ira ensuite se connecter en USB à votre PC et enfin, la prise du boîtier de contrôle qui servira à allumer/éteindre la base et à faire quelques réglages rapides.
Le Quick Release Simucube LightBridge

Le nouveau Quick Release LightBridge est entièrement en aluminium et fait 71mm de long. L’entraxe des pas de vis présents dessus est de 70mm. Il embarque les connectiques pour les volants compatibles Simucube 3 (encore peu de modèles sont disponibles mais ça va se développer avec le temps). Niveau prix, asseyez vous, c’est 146,90€ ! Pour un QR sans USB Passthrough ça pique très fort quand même.
Le très bon point qu’on peut souligner, c’est qu’il n’y a strictement aucun jeu dans la prise du Quick Release une fois installé sur la base. C’est parfaitement rigide, stable, fiable. Par contre, si vous voulez éviter les rayures et la galère pour retirer votre volant après quelques heures d’utilisation, pensez à graisser le QR avec de la graisse Lithium par exemple. Sans ça, le revêtement poudré rend toute manipulation du QR très « croustillante ». Ca grattouille de partout et ça n’est ni agréable, ni pratique.
Autre point important : Sur la plupart de mes volants, je ne peux pas poser ce QR. Ses pates qui servent à retirer et installer le volant en place sont trop larges. Dans de très nombreux cas, les prises aviation de mes volants empêchent de l’installer… Et dans de nombreux cas, mettre le QR de travers sera impossible sans un adaptateur supplémentaire. Bref, Simucube aurait clairement pu mieux penser l’ergonomie sur ce modèle.
Peut-on installer des volants de marques tierces ?
Mécaniquement : OUI grâce à l’entraxe 70mm. Pour les volants à entraxe 50.8mm, pensez à prendre l’adaptateur Simucube 70 vers 50.8mm. Vérifiez que le QR ne va pas entrer en conflit avec le cordon USB de votre volant !
Électroniquement : Seulement avec les volants compatibles SC LightBridge.

La Control Box (boîtier de contrôle)
C’est avec ce boîtier livré de série dans le carton des SC3 que vous allez allumer, éteindre, régler (un peu) la base et la mettre en sécurité en cas de pépin. Il est construit en aluminium et la finition est impeccable. On peut le fixer sur notre châssis avec la visserie qui est fournie. Bref, c’est cool !
On y trouve donc un bouton ON/OFF, un coupe couple, un bouton de sortie de mode veille, dont l’éclairage indique l’état de fonctionnement de la base. Et enfin un rotatif cliquable qui nous servira à naviguer dans un petit menu pour monter et descendre le couple de la base par exemple.
Vérification du fonctionnement du bouton d’arrêt d’urgence
Quand j’active le bouton coupe couple, la base arrête instantanément d’envoyer de la force dans l’arbre de direction. Je peux quand même garder le contrôle de mon véhicule car l’input (l’axe gauche/droite) est toujours envoyé au jeu. Quand je rallume le couple, il remonte progressivement pour éviter de me surprendre et peut être me faire perdre le contrôle.
Rien à dire donc, c’est exactement comme ça qu’un coupe couple doit fonctionner.
Le Simucube Link Hub
Le Link Hub est un adaptateur qui va venir se brancher entre votre base SC3 et votre PC. Les objectifs sont d’isoler la base pour éviter les interférences électromagnétiques, protéger le matériel d’éventuelles surtensions, d’obtenir un signal plus stable et propre, et enfin de faire fonctionner les volants sans fil de l’ère SC2.
Il est à acheter en plus de votre base (environ 100€ en pack avec la base ou 170€ seul) et dispose d’un port RJ45, un port USB-C. Sa finition en plastique n’est pas vraiment la plus sexy qui soit mais on se consolera en se disant qu’une fois derrière le châssis on ne le verra plus… Tout comme on ne verra plus son contour orange qui s’illumine à l’utilisation.
Si vous avez plusieurs périphériques Simucube (Active pedals + base par exemple) un seul LinkHub suffit ! Il faudra par contre acheter un switch Ethernet pour brancher les deux périphériques au hub.
De nouveaux moteurs calibrés individuellement
Sous le capot, Simucube a mis les mains dans le cambouis, et pas qu’un peu ! Les bases Sport et Pro héritent d’un moteur SPM (Surface Permanent Magnet) optimisé. C’est l’architecture qu’on connaissait déjà sur les SC2, mais retravaillée. A noter que la Ultimate change complètement de famille avec un moteur IPM (Interior Permanent Magnet) à aimants noyés, qui monte à 35Nm. On ne testera pas la Ultimate aujourd’hui, mais la distinction est importante à avoir en tête : SPM et IPM ne sont pas juste deux niveaux de puissance du même moteur, ce sont deux architectures différentes.

Mais le vrai changement est invisible à l’œil nu : Simucube ne pilote plus ses bases via le courant envoyé au moteur, mais via le couple de sortie. Concrètement, sur la SC2, le logiciel disait « envoie tant d’ampères » et le couple obtenu en dépendait indirectement. Cette méthode est efficace (la preuve les SC2 sont encore au top niveau) mais est dépendante de variables telles que la température, l’usure, les tolérances de fabrication, etc. Sur la SC3, l’algorithme demande un couple de sortie en Nm et la boucle de contrôle s’assure que c’est exactement ce qui sort, en ajustant tout le reste en conséquence. Le résultat en piste, c’est une base qui traduit ce qui est envoyé dans vos mains avec beaucoup moins d’approximation entre la donnée du jeu et le couple réellement ressenti.
Autre nouveauté qui va dans le même sens : les bases ne sortent plus d’usine avec une calibration générique. Simucube scanne chaque unité au laser pour créer une sorte d’empreinte numérique propre à cette base précise, qui vient corriger en firmware les petites imperfections mécaniques individuelles (cogging résiduel, irrégularités du bobinage, etc.). C’est un procédé qui coûte cher à industrialiser à cette échelle, mais qui explique en partie pourquoi le ressenti est aussi propre dès la sortie de la boîte, sans avoir à bidouiller quinze filtres pour gommer des artefacts.
Côté capteur, les deux bases embarquent un encodeur 23 bits, soit environ 8,4 millions de positions par tour de volant. En clair, la base « voit » votre mouvement de direction avec une précision largement supérieure à ce que votre main peut percevoir.
Là où les SC3 Sport et Pro se séparent , c’est sur le couple et du coup, la marge de manœuvre du moteur : 15Nm de couple constant pour la Sport et 25Nm pour la Pro.
Avec des valeurs de Slew Rate (vitesse de montée en couple) qui sont du coup forcément différentes. Malheureusement la marque a choisi de ne pas divulguer les chiffres. Certaines sites de revendeurs parlent d’un Slew rate de 9,5Nm/ms pour la Sport mais Simucube n’a jamais confirmé ce chiffre et je n’ai connaissance d’aucune source indépendante publique ou privée qui ait testé ça sur banc d’essaie alors ne nous fions pas à ce chiffre, il pourrait s’agir d’une confusion avec le S/R des bases SC2 Ultimate…
En tous cas, Simucube a, d’après ses propres dires, choisi de mettre l’accent sur la réactivité et la précision quitte à sacrifier un peu de couple par rapport à la génération précédente. On en reparle plus bas dans le ressenti en piste, mais retenez déjà que le couple n’est vraiment pas la seule information à avoir en tête sur ces bases, tout comme sur toute base ultra haut de gamme.
Le filtre de reconstruction a aussi subi de lourdes modifications mais Simucube n’a pas souhaité répondre à mes questions sur le sujet, je ne pourrais donc pas vous décrire précisément ce qu’ils ont voulu changer par rapport à la version SC2.
Les effets télémétriques
Dernière nouveauté pour conclure la section technique, les effets télémétriques. Bon sang, ça aura fait parler ces effets ! Évidemment, le marketing a fait beaucoup, et très nombreux sont les joueurs qui ont vu en cette nouvelle, l’arrivée d’un messie simracinguesque. Pourtant, en réalité, rien de bien neuf sous les tropiques.
Car non, les effets télémétriques ne sont ni une nouveauté, ni quelque chose inventé par Simucube ou VNM (qui propose ce même type d’effets). C’est en réalité une techno qui a plus de 10 ans dont on trouve des traces dès 2012 dans la communauté des moddeurs et dès 2015 dans une base commercialisée par la marque américaine totalement méconnue en Europe SimExperience. Et, juste comme ça pour rappel, Thrustmaster, Logitech, Fanatec et Moza par exemple, proposent tous des effets basés sur la télémétrie aussi (de plus ou moins bonne qualité, on est d’accord…).
Mais pourquoi diable entend-on souvent que les bases SC3 et VNM sont les seules à le proposer alors ? Et bien parce que ce sont presque les seules (Si on oublie SimExperience) à récupérer les infos de télémétrie des jeux via Shared Memory.
Les deux (enfin 3) méthodes pour créer des effets télémétriques
Il existe à ce jour 2 grandes façons de gérer les effets télémétriques. La première, en passant par le Shared Memory. Ca, on sait faire depuis 2015 (SimExperience faisait ça 10 ans avant Simucube et VNM). La seconde, c’est en passant par un SDK / LFE spécifique à chaque marque pour intégrer ces effets dans le retour de force du jeu (Fanatec, Logitech, Thrustmaster, Moza).
Pas de miracle, chaque méthode à de gros avantages et de gros inconvénients :
| SDK / LFE (Logitech / Fanatec / Thrustmaster / Moza) | Shared Memory (Simexperience / Simucube / VNM) | |
|---|---|---|
| Traitement | Fait en interne par le jeu. | Fait en externe par le logiciel de votre base ou un plugin dédié. |
| Latence | < 5ms | 15 à 30 ms |
| Effets générés | On retrouve souvent ABS, grain de piste, perte de grip, passages de rapports, RPM, rupteur… | ABS, grain de piste, RPM, rapports… |
| Jeux compatibles | Dépend de l’intégration par les studio de jeux. | N’importe quel jeu qui laisse accès au Shared Memory |
| Ce qui est généré | Des effets qui sont ajoutés directement dans les informations de retour de force (Direct Input) envoyées à la base. | Des effets qui viennent s’ajouter en surcouche du retour de force Direct Input que le jeu à envoyé à la base. |
| Réglages disponibles | Limités par les intégrations faites en amont dans les jeux. | 100% paramétrables via le soft de la base. |
Il existe une troisième méthode qui est de récupérer les infos via UDP (par exemple VNM fait ça avec les jeux Forza, F1 25 ou Dirt Rally 2.0, etc.) mais la latence est entre 20 et 30ms, les informations sont très limités et la fréquence de 60Hz seulement offre une résolution d’effets très inférieure aux standards du marché.
Bilan « en gros »
Via SDK : Le vrai point noir c’est que marques dépendent du bon vouloir des studios pour intégrer leurs technologies. Ca peut parfois créer de vraies frustrations dans la communauté ! Je pense par exemple au FullForce de Fanatec qui a du attendre plus d’un an après la sortie de ses bases compatibles pour qu’iRacing puis Gran Turismo 7 se décident ENFIN à intégrer la techno. Par contre, c’est une techno qui n’ajoute aucun lag par rapport au retour de force envoyé au jeu. Les effets sont directement intégrés dans le retour de force que la base reçoit. La seule latence est donc la latence incompressible qu’on a toujours sur toutes nos simus, soit entre 2 et 5ms.
Via SharedMemory, le vrai point noir, justement, c’est la latence. 15ms à 30ms pour recevoir l’effet. Ca veut par exemple dire que quand vous roulez à disons 200Km/h et que votre roue tape un vibreur, vous aurez l’effet télémétrique 1m plus tard. Alors attention, cette latence ne sera pas perceptible par tout le monde. Si vous roulez avec un écran 60Hz, ou une config PC instable, ou encore avec un casque VR (surtout s’il est sans fil), il y a de bonnes chances pour que la latence soit complètement gommée par le retard d’affichage. Enfin, le gros point positif, c’est qu’on est pas dépendant des studios de jeux pour en profiter. Les infos sont récupérées dans le Shared Memory par le soft Simucube et tous les jeux qui laissent accès à ce dossier (et dont les infos sont suffisantes…) fonctionneront. De plus, on pourra faire des réglages plus avancés directement dans le logiciel de la base Direct Drive.
Si on était d’humeur taquine, ce qui n’est heureusement pas mon cas, on aurait pu dire qu’on a le choix entre des effets limités mais utilisables. Et de l’autre, des effets plus libres mais à la latence rédhibitoire pour les accros à la précision équipés d’écrans et PC haut de gamme… Tiens, ne serait-ce pas là la définition des clients Simucube ?
Ces effets vont nous permettre d’ajouter une couche de ressenti au dessus du retour de force du jeu. On va pouvoir ajouter : des effets de piste (grain, vibreurs, etc.), ABS, RPM, Forces supplémentaires en virages, tous réglables indépendamment.
Vous me direz, et vous aurez raison, que ces effets seront inutiles si vous avez déjà un simulateur équipé de Bass Shakers, vérins ou encore d’un siège haptique comme le Sensit MTC-P par exemple. mais si ce n’est pas le cas, ça peut vous apporter des informations supplémentaires à travers le volant, et ça, on ne dit jamais non.

Sur le logiciel Simucube Tuner 3.0, l’intégration est claire et complète. Restera à voir ce que ça va donner en piste plus bas.
A découvrir : Comparatif des effets vibrotactiles de surcouche
Installation des bases SC3 Sport et SC3 Pro sur nos châssis
Pour l’installation, vous avez le choix de passer soit par les 4 pas de vis M8 présents sur la façade avant de la base (diamètre 13,5cm). Ou bien de passer par les 4 écrous en T (M6) présents sous la base et qui coulissent dans des rails écartés de 7.84cm dans la largeur. La visserie est fournie dans le carton.
Réglages logiciels du retour de force Simucube Tuner 3.0
Les réglages disponibles sur le Simucube Tuner 3.0 sont à la fois très complets mais aussi relativement simples à prendre en main. Par contre attention, pour un peu que vous aimiez bidouiller, vous risquez comme moi de passer des dizaines d’heures à tester des réglages ! Une chose que j’apprécie sur ce soft, c’est que l’amplitude de réglage est vraiment large et que chaque % que vous modifiez compte vraiment. Mais c’est aussi cette précision qui peut le rendre long à configurer pour trouver pile poil le feeling que vous cherchez.
A noter que vous pouvez créer des réglages qui seront liés à chaque jeu et se chargeront automatiquement quand vous passerez d’un titre à l’autre.
Si vous n’avez pas envie de faire vos propres réglages ou que vous préférez partir d’une base de travail solide, vous pouvez télécharger en quelques clics les profils de pilotes pros et d’autres membres de la communauté directement sur le Tuner. Les réglages de Tim Heinemann par exemple, sont simples mais fichtrement efficaces, je vous les recommande chaudement, ils m’ont servi de base de travail pour la quasi totalité des jeux.
Je ne vais pas décrire chaque réglage ici, l’article est déjà bien trop long ! Mais je vous préparerai d’ici peu un article guide complet sur les réglages FFB des bases Simucube.
Feeling en piste

Avis centré sur les titres Assetto Corsa 1, iRacing, Le Mans Ultimate, rFactor 2 et RaceRoom. D’autres jeux comme ACE, ACR ou BeamNG ont aussi été roulés mais n’entrent pas dans notre protocole de test car pas encore en V1 lors des essais.
Quand un produit est décevant, on ne se prive pas pour le signaler. Et bien, bon sang, avec les SC3 on n’a pas été déçu, loin de là ! Dès les premiers roulages et sans encore entrer dans des réglages poussés, une chose saute aux yeux, c’est la cohérence et la précision du retour de force. Les effets envoyés par le jeu sont traduits de façon très naturelle dans l’arbre de direction avec une quantité de détails de piste absolument irréprochable.
J’ai été surpris de voir qu’avec peu d’ajustement je pouvais passer d’un jeu à l’autre sans avoir de comportements « chaotiques ». Alors certes, il faut refaire quelques réglages entre chaque jeux pour vraiment tirer le meilleur des bases mais elles n’ont que très rarement fait « n’importe quoi » quand je passais d’un titre à l’autre sans modifier le setup.
Si je devais résumer ce que j’en ai pensé : c’est LA nouvelle référence en terme de retour de force, point. Mais ce n’est pas sur les détails de piste que j’ai été impressionné. Je m’explique…
Fluidité impeccables et spatialisation impressionnante !
Ce qui m’a le plus marqué sur les bases Simucube 3, c’est d’abord la fluidité en toutes circonstances. Même quand on a des effets assez abruptes envoyés par le FFB du jeu, la base les transmet de manière naturelle et très fluide. Pas d’à-coups bizarres, pas de vibrations parasites, juste du couple maîtrisé et parfaitement fluide.
La seconde chose qui m’a pour le coup mis une petit claque, c’est la spatialisation et la lisibilité des effets. Qu’est-ce que je veux dire par là ?
Imaginons que votre bagnole arrive en haut d’une butte avec un soulagement assez soudain des suspensions, que dans le même temps vous ayez la roue avant droite qui frôle un vibreur, que l’arrière gauche commence doucement à glisser et que l’avant gauche arrive en limite de grip. Et bien vous allez tout ressentir, de façon précise, localisée et nette. Il n’y a pas un ou deux effets qui vont soudainement prendre le dessus, vous allez avoir le juste équilibre entre ces effets selon leur impact sur la bagnole.
Alors, vous allez me dire « Sam, la spatialisation c’est pas nouveau ». Bien sûr, et heureusement que toutes les bases sont « plus ou moins » capables d’empiler des effets correctement. Mais là, c’est juste un cran au dessus. Rappellons-nous qu’une base Direct Drive c’est juste un axe droite gauche ! Arriver à ressentir 3, 4 ou 5 effets en simultané de façon hyper localisée et précise juste à travers un arbre de direction, c’est fort non ?!
Pour moi, c’est sur CE point que les bases SC3 on un cran d’avance sur les autres bases Ultra haut de gamme qu’on a testé.
Quelles différences entre la SC3 Sport et SC3 Pro pendant les roulages ?
Soyons clairs : A réglage identique, les détails fins entre les deux bases sont égaux. Je n’arriverai pas à les différencier sur cet aspect. Sur la réactivité, oui, la Pro à l’avantage mais pas de grand chose, une fois en piste là non plus la différence n’est pas énorme.
Les deux points où la Sport est en dessous c’est sur le couple, qui pour certains joueurs sera un peu trop juste. Personnellement j’aime les bases un peu coupleuses et avec la Sport je sentais bien que j’était régulièrement à la limite. Mais le point le plus marquant, c’est sur les effets de suspension. Par exemple, quand on va passer une butte et avoir une libération soudaine des suspensions puis que la voiture va se réasseoir dessus (encore une fois à réglage égal), la Pro a un effet qui est plus « large ». On sent plus la libération puis l’écrasement des suspensions et des pneus. Sur la Sport, l’effet est là mais moins impressionnant et immersif. Il y aurait d’autres exemples à donner mais vous avez saisi l’idée. La Pro est plus généreuse dans sa façon de faire vivre les effets même sans pousser les jeux au delà des 35/40% de FFB.
Les effets télémétriques, ça donne quoi en piste ?
On a vu dans les caractéristiques techniques comment fonctionnent les effets télémétriques de Simucube. Et bien en piste, ça se comporte comme on peut l’imaginer… C’est à dire pas mal pour les effets « permanents » comme les RPM. Le fait que cet effet soit en tapis en permanence pendant qu’on roule efface toute sensation de lag. Par contre sur les effets plus « instantanés » comme le grain de piste, le retard de l’effet par rapport au FFB naturel de la base est notable. L’effet d’à-coup lors des passages de rapport n’est pas non plus transcendant…
Sur certains jeux, j’ai pu prendre plaisir à utiliser certains effets comme le « Cornering » sur Race Room qui apporte, une fois bien réglé, une profondeur aux feeling des G en virages et aux transferts de masse latéraux. Par contre sur d’autres titres, c’est bien moins convainquant. Bref, sur ce sujet, je vous laisserai vous faire votre propre avis. Dans mon cas ce n’est pas quelque chose que j’utiliserai au quotidien.
Test de chauffe de la Simucube 3 Sport
Comme d’habitude, notre essaie passe par un test de chauffe. Il suit toujours le même protocole pour définir si une base sera capable de tenir sur de longues sessions. Il s’agit d’un test qui pousse la base à son extrême limite dans les conditions les plus difficiles.
Conditions du test de chauffe
Pièce fermée et non ventilée.
Température ambiante de 30°C.
FFB au maximum sur la base et FFB en jeu à la limite de la saturation/clipping.
Test standard : minimum 100 tours en Indycar sur oval jusqu’à la surchauffe ou la stabilisation de la température.

J’ai uniquement fait le test de chauffe sur la SC3 Sport, n’ayant pas pu la faire surchauffer, rien ne sert de martyriser mes pauvres bras !
Après une hausse assez rapide de la température de la base qui est passée en 30 minutes de 30.3°C à 60.00°C, j’ai pu constater une douce arrivée sur un plateau qui s’est complètement stabilisé autour des 70 à 71.7°C (maximum absolu mesuré sur la base pendant ce test).
Je n’ai eu strictement aucune baisse de couple même une fois arrivé aux températures max, ni aucun comportement qui indiquerai que la base cherche à relâcher un peu la pression ou se mettre en sécurité. Bien joué !
La gestion du clipping
Ce que le test de chauffe m’a permis de remarquer, c’est la gestion du clipping impeccable !
En fait, quand j’arrivais en clipping, j’ai pu remarquer que le volant n’est jamais devenu « vide » de détails. J’avais toujours un tapis de détails derrière la force brute envoyée par la base. Et ce, même si la base m’affichait clairement que j’entrais en zone de clipping en m’avertissant à la fois via l’alerte sonore et de petits à-coups légers dans le retour de force.
J’ai donc la forte impression que Simucube a fait en sorte que la base garde une très légère marge de manœuvre sous le coude pour que même en situation extrême, le pilote ne se retrouve pas d’un seul coup privé de tout les détails dont il a besoin pour piloter.
Et pour ce point , je leur tire mon chapeau !
Le clipping c’est quoi ?
On peut aussi l’appeler la saturation. C’est le moment où une base atteint sa limite de force.
Prenons un exemple : Vous êtes dans un virage appuyé et très rapide, votre retour de force vous envoie des informations puissantes. Les forces G, le grip des gommes, l’appuie aérodynamique, le grain de piste… Tout ceci peut pousser votre base dans se retranchements (selon vos réglages évidemment !).
Et si votre base est mal réglée ou peu coupleuse, elle va arriver à saturation. Vous êtes alors au bout du bout de la force qu’elle peut vous fournir à travers l’arbre de direction. Ca se traduit par un volant qui va être dur mais dans lequel vous n’aurez plus aucune information supplémentaire. Tout le grain de piste, tous les détails disparaissent et vous n’avez plus que de la force brute car la base ne peut plus rien ajouter par dessus.
Avoir un peu de clipping de temps en temps sur de très courts laps de temps, par exemple sur un gros vibreur ou un choc, ce n’est pas du tout alarmant. Mais si vous en avez régulièrement sur un tour et que vous sentez ces moments de « vide » dans votre retour de force, alors je vous invite à baisser le retour de force de votre jeu ou bien à augmenter le retour de force de votre logiciel de base direct drive s’il n’est pas déjà à fond.
Simucube 3 Sport ou Pro, laquelle choisir ?

Qu’on se le dise, ce sont deux bases qui représentent fièrement Simucube. Certes, la Sport n’a pas la même profondeur et la même générosité que la Pro sur certains effets, et elle sera plus rapidement utilisée à fond que sa grande soeur. Mais dans le même temps, je peux vous dire avec assurance que c’est à ce jour la meilleure base 15Nm que nous avons testé à la maison.
Son vrai problème, c’est son prix. Elle est bien trop proche de la Pro pour faire chavirer le cœur des simracers. Car pour environ 200 balles de plus, vous avez une base de 25Nm au retour de force absolument dingue et la certitude que vous n’aurez jamais le sentiment de manquer de couple.
A vous de voir, selon vos attentes, budget et des catégories de véhicules que vous poncez le plus. Peut être qu’un jour Simucube comprendra qu’un tout petit geste sur la Sport pourrait la rendre vraiment très attractive pour un public bien plus large !
Nos conclusions sur les bases Simucube 3 Sport et Pro
Le code SAMETFLO vous donne 5% de réduction dans leur boutique, mais malheureusement pas encore sur les bases Simucube.
Nos protocoles de test sont longs, complets et on en est fier.
Chaque produit passe par un processus qui est toujours identique pour assurer l’impartialité dans les résultats, avec des prises de données et des infos souvent inédites, dans la limite de nos moyens, évidemment. Nos protocoles sont reconnus par les marques qui pour certaines nous demandent ponctuellement d’intervenir auprès d’elles en tant que consultants.
Le minimum de temps de roulage pour chaque test est de 30 heures, ce qui se fait généralement en 3 semaines car nous testons plusieurs produits en simultané. Cette durée nous permet non seulement de VRAIMENT tester le matériel contrairement à beaucoup d’autres « reviewers » qui bâclent ça en un Week end (littéralement), de vous donner un avis dont on est sûrs, puis ça nous permet aussi d’en mettre plein la tronche au matos pour en relever les faiblesses et vous prévenir si on constate des points d’usure ou de vigilance.
Pour les bases SC3 Sport et Pro, nos premiers essais ont débuté le 17/02/2026 et se sont terminés le 08/08/2026 après environ 140 heures de roulage.
Nous reviendrons évidemment dessus pour vous tenir informés au fil des mises à jour du matériel.
FAQ Simucube 3 : Vos questions !
Non. Contrairement à la génération précédente, les bases Simucube 3 (Sport, Pro et Ultimate) ne se branchent plus directement en USB au PC. Elles nécessitent obligatoirement un Simucube Link Hub, qui fait office de pont entre le protocole propriétaire de la base et l’USB standard reconnu par votre ordinateur.
La différence principale est le couple maximal : 15 Nm pour la Sport contre 25 Nm pour la Pro. Les deux partagent le même type de moteur (SPM) et la même garantie 3 ans, mais la Pro offre une réactivité et une profondeur supérieure sur certains effets. La Pro est aussi plus lourde (11 kg contre 8,7 kg) et légèrement plus grande.
La Simucube 3 Sport est affichée à 1249€, et la Simucube 3 Pro à 1489€. Ces tarifs n’incluent pas le Simucube Link Hub, obligatoire pour faire fonctionner la base : vérifiez que l’option « Including Simucube Link » est bien sélectionnée si vous ne possédez pas déjà de Hub.
C’est un couple pic (ou couple crête), mais les deux bases sont capables de maintenir ce couple sur des durées prolongées sans surchauffe. Simucube ne communique pas de valeur de couple constant séparée pour ses bases Simucube 3.
Les deux bases embarquent le même encodeur 23 bits, soit environ 8,4 millions de positions détectables par tour de volant. Ce n’est donc pas ce composant qui différencie le ressenti entre Sport et Pro.
Le changement le plus important est invisible : Simucube pilote désormais ses bases via le couple de sortie directement, et non plus via le courant envoyé au moteur comme sur la génération précédente. Chaque base est aussi scannée au laser individuellement pour corriger ses imperfections mécaniques propres.
Oui. Les volants USB standards continuent de se brancher directement au PC comme avant, indépendamment du Link Hub, qui ne gère que la liaison avec la base elle-même.
Oui et non. Un seul Link Hub peut gérer plusieurs appareils Simucube de l’écosystème (base et ActivePedals par exemple). Mais un switch Ethernet Teltonika supplémentaire est nécessaire.

















